|
|
|
Mareva (Méthode d’Analyse et de Remontée de la Valeur) a été conçue dès 2005 par le SDAE (Développement de l’Administration Electronique), sous l’égide de la DGME, pour évaluer la valeur des projets en tenant compte des spécificités du secteur public et à l’aide d’une méthode simple et pédagogique. Depuis sa création, Mareva a été utilisée sur une centaine de projets du secteur public et par différentes organisations, en France comme à l’étranger. Adaptée pour les besoins de huit ministères, du MINEFI, de la DPMA du MINEFI, du CNAM, de la Communauté Urbaine de Strasbourg, de la MSA (…), cette méthode connait également un certain succès au Portugal, en Allemagne, à Monaco, mais aussi au Québec, dans le cadre d’une analyse de la valeur d’initiatives du gouvernement en ligne. Le déploiement de la méthode Mareva au sein des ministères français doit leur permettre de s’inscrire dans une logique de justification économique et stratégique, mais aussi de bonnes pratiques en termes de gestion et de pilotage projets.
Mareva, une méthode adaptée aux problématiques du secteur publicDans un contexte de nécessaire régulation des moyens, le principe de « justification de la bonne utilisation des ressources publiques », inscrit dans la LOLF - Loi Organique relative aux Lois de Finances - exerce une pression croissante sur les budgets. Par ailleurs, une volonté affirmée de modernisation des services publics, à la recherche d’une meilleure prestation et qualité de service aux usagers et aux agents, incite les différents ministères à envisager des investissements importants, et tout particulièrement en matière de Systèmes d’Information. Il devient donc nécessaire pour les différentes entités de la fonction publique de s’assurer de l’efficacité de leurs actions entreprises et de leur rendement, ceci par le biais d’outils de pilotage et de suivi de projet. La définition de la valeur dans Mareva dépasse en effet le seul calcul de retour sur investissement (ROI et gains de productivité) et tient compte des spécificités du secteur public en couvrant cinq axes complémentaires :
La prise en compte équilibrée de ces éléments fournit aux décideurs un outil d’arbitrage sans réduire le projet à sa stricte dimension financière. Mareva, une méthode simple, graphique et synthétique Cependant, cette diversité des critères ne permet pas de consolider cesdifférents résultats pour donner une note globale au projet. Lareprésentation sur cinq dimensions permet de restituer de manièregraphique les principales conclusions de l’analyse de la valeur d’unprojet, les rendant ainsi compréhensibles et accessibles par tout typed’acteurs (chef de projet, décideurs…). Par cette méthode graphique, il est donc possible de comparer desprojets entre eux par la simple superposition de radars. Elle permetégalement de faire des hypothèses de travail, des scénarios, ceci dansle souci d’alimenter des discussions. D’une manière générale, cet outilest une aide à la décision quant à investir ou non dans un projet àl’aide des cinq axes mentionnés. ![]() Les perspectives de déploiement de la méthode MarevaMareva a été présentée aux membres de la mission « Evaluation » duSecrétariat d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation despolitiques publiques . Ils ont pu apprécier le déploiement de la méthodedans le cadre de la PLF 2008, la MRCA, la RGPP… Suite à l'expérimentation et à la demande de la direction du budget deprésenter des études de la valeur dans le cadre des PAP2008 (Projet Annuel de Performance 2008),certains ministères envisagent de généraliser et de pérenniser laméthode. La DGME se positionne dans ce contexte comme assistant dans ledéploiement de Mareva, au travers d’une gouvernance des systèmesd’information claire, et un dialogue entre les décideurs, la maîtrised’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. D'autre part, Mareva fait l'objet d'une expérimentation par les équipes en charge de la mission MRCA (Réduction des charges administratives pour les entreprises),lesquelles ne disposaient pas du volet valeur dans leurs analyses.Mareva doit permettre de comparer les mesures entre elles. Enfin, dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques),des travaux auront lieu cet automne afin d'évaluer l'opportunitéd'utiliser la méthode en tant qu'outil de décision dans la phase demise en œuvre. Dans la mesure où les systèmes d'information sont unoutil nécessaire à la transformation, la méthode MAREVA auraprobablement toute sa place dans le pilotage des plans detransformation. Deux sources d’information particulièrement riches, que nous vous invitons à consulter pour plus d’informations : |