Communautés de savoir virtuelles : quel apport ? |
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There are no translations available (article VOIRIN Consultants paru sur le Journal du Net )
Très vite le développement des Intranets et de nouvelles plate-formes Internet par le Web 2.0 a permis aux collaborateurs d'avoir de nouveaux espaces virtuels de partage de connaissances, de bonnes pratiques ou de retours d'expériences... Ceux-ci ont fait naître au sein d'entreprises des communautés de savoir virtuelles, nouvelle forme d'interrelation interne à la firme. De nombreuses grandes entreprises ou organisations publiques ont compris qu'elles devaient favoriser de nouvelles structures de circulation et de création de connaissances : BP en Angleterre, Bell Telecom au Canada, Suez en Europe, le Conseil de l'Europe, la plate-forme française de la DGME , le Département Knowledge Management de l'école militaire Westpoint aux Etats-Unis... Ces nouvelles structures viennent compléter les approches traditionnelles de l'organisation : les approches verticales (en silos) et divisionnelles et les approches transversales en mode projet... Elles entrent sous la terminologie des communautés de savoir développées depuis la fin des années 80 aux Etats-Unis par Etienne Wenger (www.ewenger.com) et par Cohendet, Dupouët et Créplet en France depuis la fin des années 90...
Les communautés de savoir virtuelles - définition
Les typologies de communautés de savoir virtuelles internes aux organisations La première forme relève de communautés projets. Ce sont des équipes projet. Elles s'inscrivent dans l'atteinte d'un objectif, d'une cible, pendant une durée donnée, la durée du projet. La deuxième forme relève de communautés métiers. Les membres sur un espace virtuel ont en commun un métier, une spécialisation. On cite souvent l'exemple des communautés métiers des assistantes de direction, des correspondants informatiques, etc., dans les plus grandes des organisations. Enfin, la troisième forme représente des communautés thématiques. Elles rassemblent des individus partageant des bonnes pratiques, des idées, etc., sur une thématique donnée, une discipline.
L'engagement individuel des membres dans une communauté de savoir virtuelle La participation régulière et de qualité (au sens où l'individu participe à l'enrichissement cognitif de la communauté) de l'individu lui confère une réputation aussi bien au sein de la communauté qu'à sa périphérie. Par ailleurs, les systèmes de traçabilité assurent un suivi de ses présences auquel la totalité des membres peut avoir accès.
Description des usages internes à une communauté de savoir virtuelle Une autre caractéristique de fonctionnement des communautés de savoir virtuelles relève des modalités de recrutement et des règles de fonctionnement internes. Alors que l'environnement est virtuel - à distance - de tels usages se créent entre les membres actifs. Ces usages concernent non seulement l'adhésion comme l'exclusion ou encore les modalités de partage et de validation des connaissances produites. De telles règles se construisent à l'origine de la communauté entre les membres fondateurs et/ou actifs, et existent, en évoluant éventuellement, tout au long de son cycle de vie. Quelle est la nature de ces règles ? Certaines communautés de savoir virtuelles affichent des règles éthiques de fonctionnement. D'autres sont le fruit d'usages implicites complexes. Dans le cadre d'Intranet, la firme peut encore exiger l'adhésion à une charte. S'agissant d'Internet, les enjeux sont similaires et comprennent de plus un volet associé à la propriété intellectuelle des fertilisations croisées produites. Considère-t-on alors que toutes les connaissances explicites s'affranchissent de toutes revendications potentielles ? La communauté de savoir virtuelle ne possédant pas d'existence institutionnelle, une telle règle devient alors par nature implicite. On est en droit naturellement de supposer qu'un ou plusieurs membres actifs puissent capter des connaissances explicites critiques. Des interrogations subsistent quant aux recours envisageables. Enfin, la dernière caractéristique ayant des implications sur les usages d'une communauté de savoir virtuelle a trait à la taille de celle-ci. En effet, on peut présupposer que plus la taille est élevée, plus une dévalorisation de sa réputation et de ses externalités de connaissances peut voir le jour.
Conclusion En effet, on peut voir naître d'autres effets liés. Le premier d'entre eux a trait au blocage d'une communauté. Le second concerne, quant à lui, le point fatal où une partie des membres de la communauté va fonder une autre communauté et/ou s'intégrer à une communauté de savoir virtuelle existante.
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