2011 Nov 25

[Ecole d’automne en management de la créativité] Retour sur la journée de mercredi 23 novembre : industries créatives, réseaux sociaux et création.

Dans : Séminaires Réseaux sociaux

VOIRIN Consultants, via le Le Lab des Usages était présent ce mercredi à l’école d’automne de management de la créativité consacrée aux industries créatives et aux réseaux sociaux.

Une approche de la ville créative.


Accueillis par la société Hubert Burda média à Offenburg (Allemagne), la matinée a été consacrée aux clusters industriels. Patrick Cohendet a tout d’abord présenté un modèle de la ville créative composé de trois strates, l’underground (les talents créatifs en dehors de toute structure institutionnelle), le middleground (les communautés et groupes d’individus) et l’upperground (les grandes institutions créatives, firmes). Selon ce modèle, c’est l’interaction entre ces trois niveaux qui constitue la dynamique de la ville créative (et donc de ses industries).
Les interventions suivantes avaient pour objectif de présenter des cas concrets de cette typologie. C’est ainsi que Marc Dondey, directeur de projet « entreprises culturelles et créatives » pour la Communauté Urbaine de Strasbourg a tenu le rôle de l’upperground en présentant le paradoxe de la politique créative. La question de fond a été comment concilier l’aspect politique (réglementer, ordonner) et l’aspect créatif (le règne du chaos). Alain Tubiana, directeur général d’Iconoval a ensuite introduit et exemplifié le cas du middleground en imageant sa posture « entre le marteau des actionnaires et l’enclume du terrain ». Il a cependant insisté sur le fait que le middleground n’est pas qu’un intermédiaire et qu’il peut aussi proposer des idées. Thierry Danet, directeur d’Artefact a conclu cette matinée en nous faisant part de ses réflexions sur l’underground créatif. Il a notamment expliqué, par retour d’expérience, le besoin d’interaction avec non seulement le middleground mais aussi l’upperground.


Succes story d’un community management version canadienne.


Le programme de l’après-midi était centré sur les réseaux sociaux et la création. Philippe Rafanot, consultant chez VOIRIN Consultants, a été en charge de diriger et animer cette session. En guise d’introduction, il a présenté une série de statistiques sur les perspectives futures de l’usage des réseaux sociaux afin d’éclairer l’audience sur ce phénomène de masse. On a pu apprendre plus particulièrement que d’ici 2015, 10% des « amis » seront des robots (mis en place par les entreprises) et 70% des applications collaboratives seront développées pour les smartphones et les tablettes. De manière originale, un réseau social interne à la conférence a été mis en place où chacun pouvait relayer les mots-clés souhaités donnant naissance à des quartiers virtuels constitués de murs de mots-clés (des exemples ici et )
En termes de contenu, le crowdsourcing et ses enjeux ont été abordés par Eric Schenk, Sebastien Vincent a présenté l’arrière monde, un projet transmédia et Olivier Irrmann nous a rappelé combien, du point de vue de la collaboration, il est important de s’intéresser aux pratiques réelles des employés avant la perspective de l’outil.
On pourra surtout retenir la présentation de Matthieu Stréliski, stratège et responsable réseaux sociaux à l’Office National du film du Canada (ONF), qui nous a narré la « success story » qu’ils ont connu grâce à leur présence sur les réseaux sociaux. D’abord informelle, l’activité des employés de l’ONF sur les réseaux sociaux est devenue une véritable stratégie qui a permis de fournir une réelle visibilité numérique à l’office. Sur un modèle de slow marketing, l’ONF a non seulement multiplié sa présence sur les sites communautaires mais il a en plus ciblé le contenu diffusé selon l’orientation du réseau social. C’est maintenant plus de 800 000 téléchargements et 20% des visionnages totaux. L’ère de la conversation trouve ici une belle représentation.
La journée s’est finalement conclue par un débat qui a permis d’évoquer d’intéressantes perspectives. Il a notamment été question du développement d’un management du design pour les hackers, ou comment penser le détournement de l’usage dès la conception (avec l’exemple phare du hack de la kinect de Microsoft). La démocratisation des pratiques professionnelles chez les amateurs a également été abordée avec, en question de fond, est-ce que tout le monde peut tout faire (photos, films, musique etc…) ? Enfin, le parallèle avec les réseaux sociaux informels non numériques a été discuté, ce qui a valu une très bonne analogie de la part d’Olivier Irrmann : « Twitter, c'est le bout de papier qu'on faisait circuler à l’école ».


Pour en savoir plus sur nos activités, contactez Alexia MARJOLET à Paris et Patrice LETOURNEAU à Montréal.

 






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