[Protocole IPv6] L’Etat comme premier acteur de la migration
Dans : Innovation Le Lab Le Lab des Usages IPv6
Face à la problématique de la migration vers l’IPv6, Eric Besson avait annoncé le 1er septembre 2011 la publication d’une circulaire sur l’obligation de prendre en compte le nouveau protocole dans les commandes de l’Etat. Depuis le 8 décembre cette circulaire est effective.
Le Lab avait déjà abordé cette problématique et souligné la nécessité pour l’Etat de se poser comme un porte-parole influent de cette transition. En effet, la plus grosse erreur de conception de l’IPv6 est de ne pas être retro-compatible avec l’IPv4. Cela a pour conséquence un enfermement sur le système d’adressage d’origine car les incitations immédiates à migrer sont trop faibles. Les palliatifs basés sur des mécanismes comme la traduction d’adresse réseau (NAT) sont préférés car moins contraignants et coûteux à court terme. Cependant, à plus long terme, maintenir le réseau en IPv4 deviendra de plus en plus couteux et surtout empêcherait le développement d’applications innovantes. Les futures entreprises n’auront plus à disposition d’adresse IPv4, il est donc primordial d’anticiper dès maintenant la transition afin d’éviter des problèmes de communication ultérieurs. Il s’agirait dans un premier temps de gérer une présence Internet minimum en ajoutant un service « IPV6 » à ceux existants (messagerie, web et DNS).
Afin de montrer l’exemple, l’Etat a retenu que le futur réseau interministériel se devrait de disposer nativement de l’IPv6. Cet engagement devrait encourager l’adoption progressive de l’IPv6 au sein des administrations publiques. Ainsi, la circulaire enjoint les services de l’Etat d’intégrer la compatibilité IPv6 dans les spécifications techniques des cahiers des charges. De même les sites et services internet déjà opérationnels devront subir une remise à niveau afin d’être disponibles quel que soit le protocole IP utilisé pour les joindre.

