Alors que la majorité des internautes accède au web par l’intermédiaire de navigateurs graphiques (Internet Explorer ; Firefox ; Chrome, Safari,…), le public visé par le décret accède à l’information grâce à des modes de navigation pluriels :

  • Navigateurs texte (sorte de télétexte du web ; ne rendant que le texte des pages)

Figure 1 : le navigateur texte Lynx

  • Navigateurs voix (il exécute les actions de navigation à la voix ou à l’aide de touche musicale à la manière des téléphones ou des GPS) ;
  • Clavier (navigation à l’aide de raccourci clavier ; possible avec IE8 et Firefox grâce à un plugin) ;
  • Lecteur d’écran (logiciel permettant de naviguer par synthèse vocale et/ou en braille. Citons JAWS, NonVisual Desktop Access, ORCA) ;
  • Plage Braille.

Plage braille Alva

Figure 2 : Plage braille Alva

Toutes ces navigations sont possibles si le développement des sites respecte des normes, une grammaire. D’où l’importance des contenus alternatifs qui permettent à ces modes de navigation d’être nourris et guidés vers le cœur de l’information. Pour comparer, imaginons qu’une majorité des informations du web étaient écrites en langage SMS et qu’il faille revenir à un français littéraire.

Bien que l’apparition des CMS ait enclenché le chantier de la séparation de la présentation et des contenus, de nombreux efforts restent à faire pour permettre l’accessibilité.

Ces différents modes de navigation obligent à suivre des structures de pages (la façon dont est enchaîné le code) et demande aux développeurs une aptitude à la linéarisation. Les logiciels permettant de faciliter la construction de sites ont fait du tort à l’accessibilité et l’intelligence humaine revient au centre du processus de création d’un site. Les pages web se doivent d’être écrites avec une syntaxe, une « grammaire » du code appropriée.
 






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