Après le lancement du bouton +1 il y a quelques semaines, Google poursuit sa progression dans la sphère du web social avec le dévoilement, aujourd’hui même, de sa toute dernière innovation...
...le réseau social Google+ (Google Plus).
Selon ses créateurs, Vic Gontodra et Bradley Horowitz, Google+ est beaucoup plus qu’un nouveau produit social – voire même qu’une nouvelle stratégie sociale – il s’agit, comme son nom l’indique, d’un «plus», d’une extension même au Google que nous connaissons déjà.
Google+, dont le développement s’effectue en coulisse depuis près d’un an, vise à combler un besoin naturel de mise en relation entre individus – besoin qui, selon Guntodra, n'a pas été totalement comblé par les outils actuels du web 2.0. En effet, ces derniers sont encore trop rigides: soit ils isolent les gens ou soit ils dévoilent leur vie au grand jour.
Google+ se positionne donc entre les deux : il vient combler le besoin de partager des informations, tout en assurant un certain niveau de confidentialité, et d’interagir avec les individus de son choix.
Les créateurs de Google+ ont laissé le plein contrôle aux utilisateurs dans la gestion de leurs réseaux grâce au concept de « cercles ». Les cercles, au sens de Google, correspondent à de petits réseaux regroupant différents individus (familles, amis, collègues, etc.) choisis par l’utilisateur. Un même contact peut se retrouver dans différents cercles, et ce, en fonction de la relation qu’il entretient avec l’utilisateur et selon le classement qu’en fait ce dernier.

Sous une perspective d’utilisateur, la mise à disposition de cercles permet de cartographier l’ensemble des liens relationnels entre les individus d’un même réseau. En d’autres mots, il permet de distinguer les relations fortes (soit les amis), les relations faibles (soit les contacts) et les relations potentielles (soit les amis de nos amis ou de nos contacts).
En plus des cercles, qui agrémentent l’utilisation du réseau social, Google+ propose différentes fonctionnalités innovantes, telles que «Sparks», «Huddle» et «Hangout».
«Sparks» permet d’intégrer la recherche au réseau social. Mais attention, il ne s’agit pas d’un moteur de recherche «traditionnel», mais plutôt d’un moteur de partage de contenus web. Ces contenus, proposés par Google sous forme de flux auxquels l’utilisateur peut s’abonner, représentent une forme de curation liée aux intérêts de ce dernier. Ces contenus sont ensuite partageables aux différents cercles de l’utilisateur.

«Huddle» et «Hangout», quant à eux, sont des fonctionnalités de communication liées aux cercles d’un individu. La première est un service intégré de messagerie instantanée alors que la seconde est un service de vidéoconférence, qui selon les créateurs, se veut un endroit d’échanges informels.
En complément à son lancement, Google+ est déjà intégré aux pages Google, dans le nouveau bandeau de navigation gris qui contient, entres autres, le nom et l'avatar de l'utilisateur.

De cette façon, un utilisateur fréquent du moteur de recherche Google, de la page iGoogle, de Gmail, ou encore des applications Google, sera constamment dans le même écosystème, ce qui, d’une certaine manière, favorisera l’adoption de la technologie Google+. Cet aspect représente un avantage certain pour Google, qui monopolise déjà plusieurs marchés du web.
Mais la question qui se pose maintenant est à savoir si Google+ présente un réel attrait pour les utilisateurs actuels et futurs de réseaux sociaux ? Outre sa présence étendue sur le web, Google+ apporte-t-il suffisamment de valeur à un nouvel utilisateur pour qu’il investisse temps et énergie à créer – voire recréer – des réseaux sociaux ? Qu'en est-il de la masse critique ?
Et la question sous-jacente : Google+ sera-t-il en mesure de rivaliser contre Facebook (pour ses fonctionnalités de réseau social), Twitter (pour sa capacité à générer une veille permanente) et Skype (pour ses fonctionnalités de communication en temps réel) ?
Enfin, il faut également rappeler que les dernières initiatives du géant dans la sphère du web social – avec Google Wave, Google Buzz, et, d’une certaine manière, Google Orkut (qui compte aujourd’hui près de 100 millions de membres) – ne fût pas aussi réussi que l’eut espéré la société californienne…
Pour plus d’infos sur les réseaux sociaux, leur impact dans la vie des gens et des organisations, contactez à Paris : Alexia MARJOLET ; à Montréal : Patrice LETOURNEAU.
Auteur : Luc Lespérance, ATELYA

